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Un Nautitech 40 en vadrouille

Un Nautitech 40 en vadrouille

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Direction Amérique

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La masse d’acier du Boeing attend sur le tarmac parisien , insolente prête à braver les lois de la physique.

Par le hublot les plages blondes de la République Dominicaine se dessinent déjà , ourlées des crêtes blanches de l’Atlantique mais le vol se poursuit au-dessus de la mer des Caraïbes.

Après 11 h , les douanes panaméennes libèrent enfin les passagers dans la chaleur humide de Panama. Les taxi drivers se bousculent pour embarquer les voyageurs vers leur destination finale.

Après  2 heures de trajet supplémentaire dans la nuit  , le châssis du taxi qui emmène l’équipage  se fait malmener sur les 3 derniers kilomètres de piste qui mène à Panamarina.

Madgic est là , à portée de vue , toujours emprisonné dans sa zone de stockage contre toutes attentes . Les retrouvailles attendront le lendemain.

Direction Amérique
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Les chants et piaillements des oiseaux accompagnent le lever du soleil. Séquelle d’une nuit pluvieuse , les nuages enveloppent les collines avoisinantes et la marina .La grille s’ouvre sur ces bateaux orphelins qui marient la couleur de leur coque verdâtre avec la végétation luxuriante .

Madgic , à l’abri sous ses bâches , semble même propre en comparaison et profite de son cadre bucolique.

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L’électronique débranchée est remontée et fonctionne au grand soulagement de l’équipage ; la foudre n’ayant pas épargné tous les bateaux. Le capitaine en second , qui n’a pas encore retrouvé sa couleur de peau créole , rafraichit l’intérieur où seuls quelques stigmates témoignent de l’abandon temporaire .

Madgic se réveille : les hublots s’ouvrent , les premiers écrans s’illuminent .la coque tribord reprend des allures de nid douillet .L’extérieur attend de prendre sa douche à haute pression et de retrouver la blancheur du pont. Une tarentule et quelques nids de guêpes maçonnes descendent du bord avec l’aide du capitaine.

Le jeu de l’oie marin se poursuit : Madgic est en prison sur sa case  de stockage  , il ne peut avancer tant qu’un autre bateau n’est pas mis à l’eau . Les pluies de décembre ont fait perdre 3 tours aux autres bateaux .

 Un nouveau rythme local s’impose à l’équipage . « Demain si …. »

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Le challenge est de ne pas se laisser engluer dans la douceur nonchalante de l’Amérique du Sud.

 Mais Madgic secoue son équipage et attend déjà avec impatience sa remise à l’eau .

Case par case , journée a près journée , Madgic avance vers son premier bain de quillons.

Case rangement :les valises montent à bord et se rangent ; les bâches se replient.

Case nettoyage :l’équipage courbé , karcher à la main , nettoie le pont cm par cm .Madgic retrouve sa splendeur. Les coques se laissent gratouiller leur peinture sous-marine pour la réactiver . Le tuyau d’eau laisse couler l’eau du puit vers les réservoirs et finit par les remplir.

 

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Et au 4 ème jour , Jean-Paul et son manitou vrombissant mirent Madgic à l’eau .

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Au 5ème jour , l’équipage se reposa et se balada à la recherche du « koukouloulou » (*).

Le sentier encore humide des pluies des jours précédents ,quitte la piste et s’enfonce dans la végétation luxuriante.  L’équipage marche la tête en l’air .Les yeux décryptent chaque branche illuminée par les rayons ardents du soleil à la recherche du moindre mouvement d’un « koukouloulou » . Des rapaces survolent majestueusement les cimes de la canopée. Le bruit de l’eau ruisselant dans les cours d’eau crée un doux fond sonore que ponctuent les cris des oiseaux aux quatre coins de la forêt. Quelques singes invisibles rappellent de leurs hurlements graves leur présence lointaine.

 

(*) le capitaine pète déjà les plombs et a dénommé ainsi l’animal emblématique du Panama le paresseux qui ne daigne pas signaler sa présence par un infime mouvement de ses longs ongles  ou d’un petite cri étouffé.

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