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Un Nautitech 40 en vadrouille

Un Nautitech 40 en vadrouille

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Au fil du temps

Au fil du temps

Le bus Prime Plus de la Litegua , dans un dernier effort ,enjambe le pont du Rio Dulce . Le fleuve marque la fin d’un long périple pour l’équipage de Madgic. Une des valises exténuées d’ailleurs rend l’âme en montant dans le coffre du taxi en route vers Marina Nanajuana.

La température est agréable et le ciel, parcouru de beaux nuages blanchâtres, laisse passer les rayons du soleil.

Au fil du temps
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Sur son terre-plein Madgic a fière allure avec son gelcoat blanc éclatant. Débâché, tout propre , tout polishé , il attend avec impatience son capitaine et capitaine en second , prêt pour une nouvelle saison d’aventures salées .

Prêt enfin presque …. Restent quelques préparatifs ….parce que tout s’est presque passé comme prévu.

Tristan et son équipe ont réalisés pendant les quelques mois sans équipage les travaux lourds de gelcoat et de fibre, préventifs aux étraves et d’étanchéité sur le pourtour du trampoline. Du beau travail de pro.

La peinture sous-marine a été appliquée à la perfection. Une carène parfaite prête à la glisse.

Un petit détail a néanmoins fait convulser le capitaine en second, dès sa descente du taxi : la couleur ! Le bleu « foncé » prévu, le « dark blue » , « l’azul obscuro » est en fait clair .

Cerise sur le bateau, Carlos Emmanuel en charge des réparations du teck s’est arrêté au démontage …. Si, si – je vous jure, c’est moins bien.

Il faudra quelques jours de psychothérapie pour observer une amélioration clinique de l’état mental du capitaine en second … ou tout simplement l’imprégnation insidieuse de la « guatémaltèque attitude ».

Au fil du temps
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Quant aux haubans, leur aventure rocambolesque continue.

Les premiers fabriqués ont été perdu corps et âme mi-septembre en arrivant à Guatemala City. Chronopost International est formel : ils sont montés dans l’avion et n’en sont jamais descendu ??? Le bon de la nouvelle commande de novembre est resté, oublié ,sur un des bureaux de VegaVoiles (bravo les artistes – si, si – à ce stade, on doit parler d’artistes) .

En dernière minute, l’usine nous a promis la fabrication et l’envoi express quelques jours avant le décollage dans un timing serré. Mais les marmottes n’emballent pas que du chocolat.

Le verdict est tombé : le hauban devrait être livré de France par Fedex dans … les 15 jours, pas avant.

Vu le caractère officiel de la source, le capitaine est maintenant totalement serein.

Au fil du temps

La facture du transport est « marinisée » càd salée. Le hauban doit très probablement voyager en première classe avec beaucoup de place pour étendre ses embouts et doit avoir commander un menu spécial pendant le vol, voir même avoir privatiser ce vol (aérien – il peut y avoir confusion) .

Mais la vie s’organise pour l’équipage dans sa « résidence secondaire » au premier étage au milieu de la zone technique entouré d’autres voiliers …en travaux.

Quelques tuk-tuk pétaradant débarquent des équipiers prêts à prendre la mer sur des bateaux pas prêts, sur lesquels des ouvriers s’affairent dans le bruit des ponceuses, disqueuses et polisheuses .

Dans la forêt qui ferme l’horizon, les cris des singes hurleurs remplissent les cimes des arbres. Les quelques averses de la journée semblent les agacer.

Au fil du temps
Au fil du temps

Comme des adolescents impatients de retrouver leur mobilité et de rejoindre le centre de Fronteras pour un premier avitaillement, l’équipage remet à l’eau sa mobylette des mers, vite remplie par les pluies du rio Dulce.  Déception : le premier jour, l’absence de bonne volonté du moteur hors-bord oblige à des aller-retours terrestres, techniques et physiques, entre le catamaran à sec et le ponton ; le deuxième jour, le hors-bord donne des signes de vie encourageants ; le troisième, une humeur cyclothymique lui permet de traverser le fleuve et d’atteindre le réparateur pour retrouver toute son énergie.

Au fil du temps

Les jours passent rythmés par des objectifs de travaux de moins en moins ambitieux. « Bientôt », Madgic sera remis à l’eau …..mais avant les safrans doivent être remontés ainsi que le davier de l’ancre …. L’aventure n’est pas finie.

Ici, le Temps qui s’écoule montre son hégémonie : l’équipage n’a qu’à se plier et vivre au rythme des choses et non au sien…en croisant les visages souriants des guatémaltèques.