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Un Nautitech 40 en vadrouille

Un Nautitech 40 en vadrouille

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Spanish Point : seuls au monde .

Spanish Point : seuls au monde .

Après avoir contourné avec attention les récifs de Cocoa Point , Madgic  se faufile au moteur dans Gravenor Bay .Le soleil est haut : dans le bleu turquoise , les hauts fonds sont facilement repérables malgré le clapot. La cartographie NV charts est assez précise. Quelques slaloms entre les cayes sont néanmoins nécessaires pour accéder au mouillage de Spanish Point .

Un seul catamaran est mouillé face au récif sur lequel se fracassent avec vigueur la houle de l’océan. L’eau est translucide. Le sondeur descend progressivement : 2m10 Madgic recule sagement pour jeter l’ancre derrière le catamaran battant pavillon américain.

Les bleus de la baie sont éblouissants. Le rivage est assez bas ; par moment, la houle s’écrasant en gerbes sur la côte au vent dépasse les cimes verdoyantes des arbustes de  la pointe de l’île

Rapidement Madgic se retrouve seul au monde : son compagnon empruntant le chemin inverse pour s’extraire de Spanish point

La marée monte, la mer passe par-dessus le récif et crée un courant sensible dans le mouillage rendant la nage sportive.

Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .

Les chaleurs de début d’après-midi s’estompant légèrement, un débarquement en annexe sur Pink Beach est organisé. L’équipage de Madgic découvre la côte au vent

Inoch , barbudien la trentaine ,  vient à notre rencontre . Il accueille, nous explique -t-il, les bateaux charters de DreamYacht  .Il nous guide sur les sentiers de l’île et nous fait découvrir la côte au vent.

Quelques ânes sauvages profitent paisiblement de leur liberté.

Inoch nous montre les plans de coton qui persistent à l’état sauvage depuis la fin de l’esclavage et les French Touch , plantes aux senteurs très proches du thym.

Inoch nous demande quelques cookies et une boisson. Presque affamé et assoiffé, il repartira du bord avec la bouteille et le paquet de gâteaux. Il vit sur le rivage de cette partie de l’île bien éloignée du centre de Codrington . Les moyens de subsistance sont  faibles dans cette île qui a refusé le tourisme de masse. Conscients des règles de prudence malmenées, cette rencontre et ce mode de vie interpellent néanmoins l’équipage de Madgic.

Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .

La nuit tombe sur le mouillage. Madgic est seul au milieu de cette étendue d’eau, protégé derrière le grondement de la barrière de corail. Seul le cordon de la plage de sable, bien pâle dans l’obscurité, permet à l’œil de s’accrocher à un repère. Même si météo annoncée est stable, n’être retenu que par 40 mètres de chaine sur 3 metres de fond de sable au beau milieu de nulle part est un peu inquiétant. Non, non, le capitaine n’ a pas peur dans le noir .

Au petit matin, le capitaine en second, bravant sa peur, se met à l’eau pour une séance de snorkeling : les récifs de Spanish point sont réputés offrir de beaux fonds dans cette eau translucide. Le courant lié à marée haute est important et gêne fortement la progression des nageurs vers les beaux sites de la pointe de l’île. Il est temps de rebrousser chemin, Madgic veut la  baie  avec le soleil haut et dans le dos pour éviter les récifs et  retrouver la sortie vers Cocoa Point…..une prochaine fois !?

Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .
Spanish Point : seuls au monde .